L’offre de visibilité: notre collège mis en pièces et offert à l’entreprise privée.

Le Cégep est sous-financé et malgré tous les sacrifices de la communauté collégiale, la direction considère qu’il faut se montrer encore plus ouvert à l’entreprise privée pour attirer des investissements entre nos murs. Comme les petites entreprises n’ont pas les moyens de consacrer des centaines de milliers de dollars à ces opérations de marketing, la place est libre pour des entreprises qui en mènent large. Peut-on vraiment s’offrir ainsi à la grande entreprise sans en mesurer les risques et mener la réflexion éthique qui en découle?

À l’automne 2015, le service des Affaires étudiantes, la Fondation du Cégep et la direction ont présenté aux membres du CRT un projet de politique institutionnelle visant à donner une plus grande visibilité aux entreprises dans notre institution. Aux dires de la directrice des Affaires étudiantes, les solliciteurs du privé sont nombreux à se manifester afin de contribuer à la fondation, mais expriment clairement le désir d’obtenir « quelque chose en retour », soit une plus grande exposition. D’emblée, l’exécutif du SEECAT a exprimé de profondes réticences face à ce projet, mais s’est montré ouvert aux discussions en soulignant l’importance de consulter la communauté collégiale et la nécessité d’établir des critères clairs destinés à nous protéger contre de possibles dérapages découlant de partenariats trop rapidement conclus avec des entreprises prêtes à tout pour défendre leurs intérêts.

L’offre de visibilité prévoit différentes façons de mettre en valeur les couleurs des commanditaires. Par exemple, nommer les bourses du gala reconnaissance en leur nom, offrir des espaces publicitaires dans l’agenda ou mentionner le nom des entreprises donatrices sur la page Facebook du Cégep. Dans le domaine du sport collégial, il serait question de  développer une équipe de hockey ou de natation commanditée, de mentionner les commanditaires lors des matches, d’intégrer de la publicité sur les uniformes, les articles de sport ainsi que sur l’autobus et d’associer l’athlète du mois à l’un des commanditaires. Pour ce qui est de la vie socioculturelle, on propose d’intégrer davantage de publicité et de nommer certains évènements (En scène au cégep, Cégep en spectacle ou encore Sciences, on tourne!) en y incluant le nom des entreprises impliquées. Plus préoccupant encore, les plus généreux des commanditaires pourraient rebaptiser un lieu du Cégep. Dans le cadre d’un partenariat de 5 ans à 50 000$ par année, le gymnase, la palestre ou encore la SUM, pour ne nommer que ceux-là, porteraient le nom et les couleurs de l’entreprise « bienfaitrice ».

On ne peut nier le rôle majeur de l’entreprise privée dans le mécénat du sport et des évènements culturels et artistiques. Les commanditaires de ces évènements sont nombreux, souvent généreux et disposent d’une importante visibilité qui rapporte sur le plan marketing. Les organisateurs seraient sans doute nombreux à affirmer que sans ce partenariat avec l’entreprise, les festivals, tournois et compétitions ne pourraient avoir lieu, ce qui priverait les communautés d’importantes retombées et limiterait considérablement le dynamisme culturel propre à notre région. Fortes de ces contributions appréciées par les agents culturels et sportifs, les entreprises veulent maintenant consolider leur rôle de « partenaire » dans le milieu de l’éducation où elles sont déjà particulièrement présentes et influentes[1].

Un partenaire compatible avec notre mission éducative?

Nous devons d’abord admettre que derrière son rôle de mécène, l’entreprise poursuit l’objectif ultime de générer des profits par tous les moyens possibles – tel que le conçoit le système actuel. Le maître à penser du néolibéralisme Milton Friedman l’affirme sans détour : « Tout chef d’entreprise qui se soucie d’autre chose que de maximiser les dividendes de ses actionnaires est à considérer comme un subversif. » Bien entendu, toutes les entreprises qui contribuent à la fondation ne sont pas des monstres du capitalisme, mais une association conclue sans préalablement faire l’effort de bien connaitre son partenaire peut donner lieu à de mauvaises surprises. De prime abord, il peut sembler bien à propos d’échanger un peu de visibilité contre quelques milliers de dollars, mais deux considérations majeures s’imposent.

D’abord, l’indépendance des enseignantes et enseignants de même que l’autonomie du collège risquent d’être tôt ou tard compromises ou mises à l’épreuve par d’éventuels partenaires. En effet, dans le cadre de leurs cours, plusieurs professeurs posent un regard critique sur bon nombre d’enjeux qui impliquent l’entreprise privée et invitent les étudiantes et étudiants à réfléchir, à s’informer et à se questionner sur des pratiques causant des impacts sociaux, politiques, économiques et environnementaux. Des responsables d’entreprises associées pourraient réagir à des échos de ces critiques en tentant de faire pression sur l’institution pour contraindre certains professeurs à polir leur discours ou à revoir leur contenu. Il est aussi envisageable qu’un « partenaire » soit tenté de forcer la main de notre institution pour orienter des achats ou contrats par toutes sortes de moyens. Il n’est pas impossible de voir notre politique d’achat être contournée ou ignorée, pour cause de menaces d’une entreprise majeure de cesser ses contributions ou tout simplement parce que cette entreprise bénéficie d’une plus grande proximité avec notre collège[2].

Ensuite, en se faisant ouvertement partenaire d’une entreprise, le Cégep se trouve à porter les valeurs de celle-ci, devenant un outil de marketing ou un véhicule de ses intérêts. Rappelons que la quête de profits menée par la grande entreprise privée est à l’origine même de la crise environnementale actuelle et en bonne partie la cause d’une crise encore plus vaste aux dimensions sociale (inégalités croissantes, effritement du filet social) et politique (copinage, corruption des élites, désengagement citoyen lié à la perte de confiance en nos institutions)[3]. Rappelons aussi que les dons à la fondation du Cégep sont déductibles d’impôts, de même qu’une part des dépenses entrepreneuriales en stratégies de marketing. Ainsi, l’offre de visibilité constitue une porte ouverte à l’évitement fiscal qui nuit considérablement au financement des services publics. La générosité toujours plus grande de l’État à l’égard des grandes entreprises permet à celles-ci de réduire leur contribution au trésor public grâce à toute sorte d’aides fiscales et d’échappatoires.

« [Les paradis fiscaux] nuisent en particulier aux employés de la fonction publique puisqu’ils causent à leur employeur, l’État, d’importantes pertes de revenus. La part d’investissements directs à l’étranger d’entreprises canadiennes dans les paradis fiscaux a augmenté de 1500% en 13 ans, passant de 11 milliards de dollars en 1990 à 170 milliards de dollars en 2013. Ces fonds, qui ne sont en rien immobilisés dans des investissements fermes, ne font pas que s’additionner d’année en année dans les paradis fiscaux; en fait, ils se renouvellent en permanence et représentent un manque à gagner sur une base annuelle dans les coffres de l’État. Qui plus est, ce phénomène fait perdre des fonds à l’État puisqu’il l’a amené ces dernières années à réduire les impôts et les différentes taxes sur le capital de façon à retenir au pays des capitaux qui risquaient de s’échapper, occasionnant ainsi de nouvelles pertes pour le Trésor public. Enfin, l’État a dû affecter une part considérable de son budget au service de la dette plutôt qu’au financement des services publics, et ce, parce qu’il doit emprunter l’équivalent des fonds qu’il ne reçoit plus au titre de l’impôt. La difficulté qu’a l’État de se donner des revenus entraîne des pertes d’emplois dans le secteur public, qui se manifestent sous la forme de gels d’embauche par exemple, tout en minant la crédibilité de l’administration qui doit pourtant veiller à la défense de la chose commune. »[4]

Puisque certains minimisent l’importance de cet enjeu ainsi que les risques qui y sont associés, et considèrent qu’aucune précaution particulière n’est nécessaire, cet article propose de porter un regard sur trois entreprises qui pourraient se montrer potentiellement intéressées par l’offre de la direction. Parce que consacrer un espace du cégep à son effigie n’est pas à la portée de la plupart des PME locales, il convient de prendre un instant pour réfléchir aux dimensions éthiques et morales d’une alliance avec des entreprises privées relativement puissantes et influentes. Pour plusieurs, une telle relation s’avèrerait dangereuse et malsaine alors que pour d’autres, elle est incontournable et fort bénéfique. Posons donc un regard attentif sur nos hypothétiques partenaires…

La SUM Walmart – des conditions de travail tristement spectaculaires!

Au cours de la session, certains d’entre vous ont peut-être remarqué les affiches posées çà et là sur les murs du campus de Rouyn-Noranda. Celles-ci invitaient les étudiantes et étudiants à se regrouper pour profiter d’un service de covoiturage hebdomadaire durant lequel l’autobus du cégep était utilisé pour aller effectuer une séance de magasinage dans les rayons du géant étasunien Walmart. Cette transnationale n’est pas devenue une puissance économique qui engrange 16 milliards de profits annuellement en fournissant, dans sa grande générosité, du papier de toilette à un prix plus abordable qu’ailleurs[5]. Consommer au Walmart ou pire, y conduire tout bonnement une poignée de jeunes consommateurs chaque semaine, c’est endosser les valeurs et les méthodes de cette entreprise qu’il serait bon de connaître avant de s’y associer.

Si on y trouve les plus bas prix, c’est que cette entreprise préconise des fournisseurs installés dans des pays en développement où les conditions de travail sont exécrables[6]. Walmart se dégage de toute responsabilité en affirmant ne pas pouvoir connaître les conditions de travail en vigueur dans les usines de ses trop nombreux fournisseurs. L’entreprise est aussi bien connue pour  ses positions antisyndicales, offrant à ses « associés » des conditions de travail déplorables[7]. De plus, il ne faut pas oublier que Walmart est un important distributeur de munitions et d’armes à feu aux États-Unis. Connaissant l’ampleur du problème des armes à feu chez nos voisins du Sud, il est peu invitant de s’associer avec une entreprise qui s’enrichit impunément d’un problème de santé publique aussi préoccupant[8].

La bibliothèque Canadian Malartic – notre trésor public “dans le trou”

 

L’industrie minière constitue un joueur économique de premier plan en région. Particulièrement enclin à commanditer des événements de toute sorte, le secteur minier soigne avec beaucoup d’efforts son image, misant notamment sur l’acceptabilité sociale de ses plus récents projets. Le Collège reçoit déjà beaucoup de plusieurs compagnies minières, mais là encore, notre institution se fait malheureusement complice d’une industrie dont les pratiques engendrent d’importantes conséquences.

Sans approfondir les conséquences environnementales majeures des projets miniers qui sont encore trop souvent assumées par l’État, donc par les contribuables, la réalité fiscale de cette industrie ne peut être ignorée par un établissement d’enseignement supérieur subissant continuellement les coupes budgétaires. Les privilèges légaux et fiscaux démesurés dont bénéficient les minières permettent à des investisseurs – la plupart étrangers – de s’enrichir de manière éhontée par l’exploitation d’une ressource naturelle non renouvelable depuis presque deux siècles.

La minière Canadian Malartic a amplement les moyens de bien paraître. En juillet dernier, elle remettait un juteux chèque de 100 000 dollars à la Fondation du Cégep et au CTRI, ce qui lui permettra de bénéficier d’un crédit d’impôt. Récemment, un article paru dans Le Devoir révélait qu’en toute légalité, la minière Canadian Malartic a extrait pour une valeur de 3,25 milliards de dollars d’or depuis le début de sa mise en exploitation sans avoir payé le moindre impôt. Alors que la minière bénéficiait de près de 200 millions de dollars d’aide fiscale, elle versait au trésor public l’équivalent de 30 millions en redevances pour 2014 et 2015, après avoir profité des trois premières années d’exploitation d’exemptions au régime des redevances[9]. Cette question de complaisance à l’égard de l’industrie minière a été rigoureusement fouillée par plusieurs chercheurs qui ont su démontrer l’ampleur de ce détournement majeur de richesses collectives[10].

Le gymnase Eska – pure marchandisation d’une ressource vitale

 

Extrêmement banalisé, le phénomène de l’eau embouteillée a pris une ampleur inquiétante au cours des dernières années. Alors que nous bénéficions d’une eau potable de qualité, contrairement à 748 millions de personnes dans le monde[11], nous achetons massivement l’eau en bouteille. Plusieurs consommateurs se déculpabilisent en prétendant encourager l’économie locale, mais l’achat des produits Eska engendre aussi des encouragements « collatéraux » beaucoup moins connus.

L’entreprise de Saint-Mathieu-d’Harricana appartient à Eaux Vives Water Inc., dont le siège social est situé à Toronto et dont l’actionnaire principal est Morgan Stanley, une société bancaire new-yorkaise impliquée dans la vente de produits financiers toxiques (subprimes) ayant conduit à l’effondrement boursier et la crise de 2008[12]. Par conséquent, s’associer à cette entreprise régionale revient à promouvoir les intérêts d’un monstre de Wall Street dont les gestionnaires devraient porter sur leur conscience la ruine d’un grand nombre de petits investisseurs floués.

De plus, la question de la privatisation et de l’exploitation d’une ressource naturelle aussi fondamentale que l’eau devrait pourtant suffire à demeurer loin de toute association avec cette industrie[13]. Afficher le logo et se dire partenaire d’Eska, c’est cautionner la terrifiante réalité de ce drame écologique et humanitaire qui, de par son ampleur, ne peut être ignorée.

« Les bouteilles d’eau peuvent représenter un coût 240 à 10 000 fois supérieur à celui de l’eau du robinet. En 2005, leurs ventes ont généré 10 milliards de dollars et le marché est en pleine croissance. Selon Recyc-Québec, 775 millions de bouteilles d’eau ont été vendues au Québec en 2005. Cela représente 102 bouteilles par personne. Pourtant, selon l’Institut Polaris, un tiers de l’eau en bouteille vendue au Canada serait de l’eau du robinet traitée. L’industrie de la boisson consomme des quantités d’énergie considérables en pompage, emballage et pour le transport des bouteilles. La plupart des matériaux plastiques utilisés (PET) ne sont pas recyclés. Ainsi chaque année, ce sont 2 millions de tonnes de plastique provenant de ces bouteilles qui finissent dans des décharges américaines. À titre d’exemple, la fabrication des bouteilles d’eau que réclament les Américains nécessitait l’utilisation de plus de 17 millions de barils de pétrole en 2007, selon le Earth Policy Institute. Pire encore : près du quart de toutes les eaux embouteillées vendues sur la planète sont issues de l’exportation. Le transport de toute cette eau nécessite d’importantes quantités d’énergie fossile, principale responsable des gaz à effet de serre. Enfin, selon Recyc-Québec, 57 % des bouteilles d’eau bues dans les maisons québécoises ont été recyclées. Cela signifie qu’au moins 166 millions de bou­teilles d’eau se sont retrouvées dans les sites d’enfouissement. »[14]

Pour une approche prudente, éthique, concertée et qui profite au plus grand nombre

 

En conclusion, trouver des partenaires financiers pour notre établissement d’enseignement est une tâche délicate qui nécessite un regard critique et une véritable conscience des risques inhérents à ce type d’alliance. La direction tente de désamorcer ces doutes en martelant que nous prenons déjà part à ce partenariat en indiquant le nom des entreprises au tableau de la fondation, que des classes portent déjà le nom d’entreprises et que cette façon de faire est déjà intégrée dans plusieurs établissements d’enseignement collégial. Comme aucun incident fâcheux n’est apparemment survenu jusqu’à maintenant, il n’y aurait pas de quoi en faire un plat. Or, ce n’est pas parce que nous avons déjà fait un pas dans cette direction que nous ne pouvons pas choisir d’arrêter, de continuer d’avancer prudemment ou de prendre une autre direction. Avant de dresser, tel un catalogue Sears du temps des fêtes, une liste de prix de toutes les parties de notre Cégep, effectuons d’abord la réflexion collective qui s’impose.

D’abord, demandons-nous si notre détresse financière nous contraint véritablement à cette opération de séduction. La tarification et la multitude de sacrifices imposés à la communauté collégiale en réaction aux compressions budgétaires n’a-t-elle pas permis au collège de dégager des surplus au cours des deux dernières années financières? La Fondation du Cégep n’arrive-t-elle pas, selon son fonctionnement actuel, à mener à bien sa mission? Et si la communauté considère qu’il y a bel et bien nécessité de mettre en oeuvre ce projet, il est incontournable de se demander ensuite dans quelle mesure, de quelle façon et dans quel cadre il devrait s’effectuer. La direction affirme qu’il y aura un comité mandaté pour étudier les propositions de projet, mais alors que l’offre est fin prête pour sa diffusion auprès des entreprises, il n’existe toujours aucune ébauche de définition du mandat et de la composition de cet éventuel comité.

Enfin, nous devons aussi déterminer collectivement quelle forme devraient prendre les projets impliquant un partenariat avec l’entreprise privée en nous assurant que les sommes recueillies ont  un véritable impact positif sur un grand nombre d’élèves et d’employés du Cégep. Bien que très « glamour », commanditer une équipe de hockey ou des bourses d’étude touche un nombre restreint d’étudiantes et d’étudiants. Si l’entreprise privée désire véritablement investir dans l’éducation en région, elle pourrait le faire de manière efficace en supportant l’enveloppe de régionalisation ou les programmes en mal d’effectifs étudiants. Il s’agirait d’un véritable coup de main qui démontrerait une reconnaissance de l’importance de l’éducation et de son accessibilité en région.

 

[1] La complaisance du Rapport Demers à l’égard de l’entreprise est une démonstration frappante de cet acoquinement : « La «contextualisation de la réflexion sur les programmes d’étude et la formation collégiale » sur laquelle s’ouvre le rapport […] se structure autour de deux axes: 1. «l’urgence d’agir» (p.35) pour arrimer les programmes aux besoins du marché́ du travail, et 2. «L’adéquation constante entre la formation, ou les compétences professionnelles, et les besoins des employeurs» (p.38), et cela tant au niveau des programmes techniques qu’au niveau de la formation aux adultes. On va jusqu’à lire que «la capacité́ concurrentielle des entreprises […] dépend » de la réponse du réseau collégial à ce «double défi» (p. 38). […] À cette lecture des enjeux de la formation professionnelle, la réduisant à un avantage concurrentiel pour les entreprises, répond une conception mercantile de ce qu’est un être humain qui s’éduque. Par un hasard vraiment heureux pour les entreprises, les étudiantes et les étudiants sont justement «des citoyens qui souhaitent se doter des compétences utiles à leur propre développement et à celui du milieu socioéconomique auquel ils se destinent» (p.42)! » Comité école et société (2015, 20 octobre). Le rapport Demers et les finalités de la formation professionnelle, Fneeq, http://fneeq.qc.ca/fr/publications/chronique-67-792/ (Consulté le 10 décembre 2016). Voir aussi Di Croce, Marianne (2014, 4 novembre). Yves Bolduc, le Rapport Demers et la marchandisation de l’éducation, IRIS, http://iris-recherche.qc.ca/blogue/yves-bolduc-le-rapport-demers-et-la-marchandisation-de-leducation (Consulté le 10 décembre 2016).

[2] Mercier, Justine (2015, 19 août). « L’entreprise privée à l’école », Le Droit, http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/education/201508/18/01-4893641-lentreprise-privee-a-lecole.php (Consulté le 10 décembre 2016). Bérubé, Stéphanie (2015, 12 septembre). « Quand l’industrie finance la recherche », La Presse, p. A4.

[3] La littérature sur ce sujet abonde, mais l’ouvrage collectif bref et concis dirigé par Claude Vaillancourt et Élie Bernard permettrait au lecteur intéressé d’effectuer un efficace survol de la question : Élie, Bernard et Claude Vaillancourt (2014). L’économie toxique. Spéculation, paradis fiscaux, obsolescence programmée…, Gatineau, Mobilisations éditeur, 148 p.

[4] Deneault, Alain (2015). « Si le mouvement syndical opérait un virage politique… », p.39 dans Crevier, Philippe dir. (2015). Renouveler le syndicalisme : pour changer le Québec, Montréal, Écosociétés, 295 p.

[5] LSA.fr (2015, 3 juillet). « Walmart troisième employeur au monde… derrière les armées [étasunienne] et chinoise ». « Le groupe, qui réalise un chiffre d’affaires de 482 milliards de dollars (434 milliards d’euros tout de même) avec ses 11 000 magasins dans 28 pays est décidément hors catégorie face à la concurrence ».

[6] China Labor Watch (2016). An investigation into four toy sweatshops, 53 p. http://www.chinalaborwatch.org/upfile/2016_11_07/Toy%20Industry%20Investigation-FINAL%2011.14.pdf (Consulté le 10 décembre 2016). Deglise, Fabien (2014, 16 juin). « Les crevettes de l’esclavage toujours en vente au Québec », Le Devoir, p. A3.

[7] Lauer, Stéphane (2014, 30 décembre). « Walmart supprime l’assurance-santé pour ses salariés à temps partiel », Le Monde. Lauer, Stéphane (2015, 21 février). « Le pari « fordien » du distributeur Wal-Mart », Le Monde, p. SCQ 5. Meunier, Hugo (2013, 28 avril). « La Presse incognito chez Walmart », La Presse, http://www.lapresse.ca/actualites/national/201304/27/01-4645220-la-presse-incognito-chez-walmart.php (Consulté le 5 décembre 2016), Meunier, Hugo (2013, 28 avril). « Trois mois au bas de l’échelle chez Walmart… », La Presse, http://www.lapresse.ca/actualites/national/201304/27/01-4645221-trois-mois-au-bas-de-lechelle-chez-walmart.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4645220_article_POS1 (Consulté le 5 décembre 2016), Beaulne, Pierre (2014). « La montée des inégalités de revenus », p. 98, dans Élie, Bernard et Claude Vaillancourt (2014). L’économie toxique. Spéculation, paradis fiscaux, obsolescence programmée…, Gatineau, Mobilisations éditeur, 148 p. Greenwald, Robert (2005). Wal-Mart the high cost of low price, New York, Retail Project, 97 minutes.

[8] Brigand, Maxime (2015, 27 août). « Walmart retire certaines armes de la vente… faute de demande », Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/societes/2015/08/27/20005-20150827ARTFIG00109-walmart-retire-certaines-armes-de-la-vente-faute-de-demande.php, (Consulté le 5 décembre 2016).

[9] Shields, Alexandre (2016, 26 août). « La minière Canadian Malartic n’a jamais payé d’impôt », Le Devoir, http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/478625/canadian-malartic-pas-d-impot-ni-de-redevances-payes-pendant-des-annees. (Consulté le 5 décembre 2016).

[10] Deneault, Alain (2014). Paradis fiscaux : la filière canadienne, Montréal, les éditions Écosociété, 391 p. Voir le chapitre « Le Québec, Minéralo-État. Où le code minier conforte le Canada dans son rôle de colonie », pp. 127-150. Deneault, Alain et William Sacher (2012). Paradis sous terre. Comment le Canada est devenu la plaque tournante de l’industrie minière mondiale, Montréal, les éditions Écosociété, 188 p. Handal Cravantes, Laura (2015). « Mines. L’histoire d’une triple dépossession » dans Tremblay-Pepin, Simon, dir. (2015). Dépossession. Une histoire socioéconomique du Québec contemporain, Montréal, Lux Éditeur, p. 108-172

[11]Valo, Martine (2015, 20 mars). « La crise de l’eau illustrée en 5 graphiques », Le Monde, http://www.lemonde.fr/ressources-naturelles/article/2015/03/20/la-crise-de-l-eau-illustree-en-5-graphiques_4597592_1652731.html (Consulté le 8 décembre 2016).

[12] Dansereau, Suzanne (2007, 28 avril). « Des porteurs d’eau dominés par des multinationales », Les Affaires, p. 10. Ferguson, Charles (2010). Inside Job, États-Unis, 120 minutes.

[13] Poirier, Martin (2015). « Eau. La prochaine dépossession? » Dans Tremblay-Pepin, Simon, dir. (2015). Dépossession. Une histoire socioéconomique du Québec contemporain, Montréal, Lux Éditeur, p. 239-264.

[14] Eau secours! Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau [s.d.]. L’eau embouteillée est un véritable fléau pour l’humanité, http://eausecours.org/2009/10/eau-embouteillee/ (Consulté le 8 décembre 2016).

Une réflexion sur “L’offre de visibilité: notre collège mis en pièces et offert à l’entreprise privée.

  1. Merci. Votre texte répond à la question que je me pose tellement souvent: y a t-il quelqu’un qui se questionne sur l’avenir de l’Abitibi? Notre eau, nos ressources vitales, qu’on n’a pas encore fini de découvrir et qu’on détruit depuis 100 ans.

    C’est bien beau faire des recherches, rédiger de savants documents mais le plus important serait surtout de ne pas avoir peur de dire haut et fort: «ça suffit, la terre souffre, on arrête, on nettoie et on travaille ensemble à trouver des solutions».

    Malheureusement, comme vous l’écrivez, quand on accepte des subventions on est ensuite tenu de se taire.

    les gens ont peur, ils préfèrent se dire «je ne veux pas y penser ça me stresse trop». ceux-là, ce sont les bons. et malheureusement il y a ceux…. , mais vous savez déjà tout ça.

    donc juste merci. je vais continuer avec mes forces et espoirs de 63 ans. Nous nous croiserons peut-être dans quelques réunions. Espérons trouver d’autres joueurs crédibles et bons batailleurs.

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